maladresses à éviter
Date de dernière mise à jour : Saturday, 25 October 2025
Commentaires
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Bonjour,
Merci pour ce site extrêmement fourni et bien construit, qui m'aide à revenir sur quelques points que j'ai un peu trop vite passés dans mes classes d'harmonie.
Je me permets de réagir aux deux commentaires portant sur la correction des maladresses par l'IA. Il semble que l'IA ne soit pas encore entrainée à déchiffrer des partitions et encore moins à identifier les maladresses qu'elle recèle relativement aux objectifs poursuivis par le compositeur.
En revanche, après avoir un peu "joué" avec Suno.AI, qui permet la génération de signal sonore sur consigne écrite de l'utilisateur (en général par mots-clefs), je me demande s'il ne serait pas intéressant de se faire, soi-même, correcteur de l'IA et s'il n'y aurait pas là un intérêt pédagogique. En effet, l'IA aujourd'hui fait des erreurs, commet des maladresses, en particulier en matière de musique classique savante (car Suno.AI a été d'abord entraînée sur les musiques actuelles amplifiées) et il est donc très intéressant de s'essayer à lui faire générer quelques propositions selon des mots clefs bien précis, pour ensuite repasser derrière en relevant l'harmonie, et en analyser les défauts et les qualités. Faire ce travail avec en vis-à-vis un même travail sur des compositions d'êtres humains dans le même style pourrait être un bon moyen de travailler l'écoute active et la sensibilisation à l'harmonie et à la forme. Si ça intéresse certains, je laisse un lien redirigeant vers une étrange proposition que j'ai faite générer par Suno avec les mots clefs "faux-bourdon, classical guitar, andante, minor" (tous les mots clefs n'ont pas été vraiment compris ahah)
Difficile de savoir quoi en penser, mais je me dis que le travail de comparaison entre l'IA essayant d'imiter Bach par exemple et Bach lui-même pourrait être très instructif sur le plan harmonique, stylistique et compositionnel.
Bref, l'enjeu est aussi d'inventer des nouveaux usages de l'IA et de ses capacités pour voir ce qu'elle peut nous apporter ! (mis à part le fait toutefois significatif qu'il s'agisse d'un désastre écologique)
FS
le terme "désastre écologique" pour l' I A est à souligner. Chacun s'émerveille de cette avancée technologique sans voir que le consommation électrique qu'elle induit est colossale. Les GAFAM investissent massivement dans la recherche sur les mini centrales nucléaires privées parce qu'elles voient bien que la consommation électrique va devenir un vrai problème.
Pour le reste, en ce qui concerne l'amusement qui consiste à faire imiter "du Bach" par une machine, où est l'intérêt ?
Je réitère le terme du commentaire ci-dessous : pour un musicien c'est une prothèse mentale (dont il ne devrait pas avoir besoin). -
Bonjour Monsieur,
j'aimerais savoir, au sujet des maladresses, si l' I.A pourrait justement corriger des exercices, et si oui, est ce qu'il existe des sites internet consacrés à cela?
B.M
Bonjour !
Cette question pourrait être jugée "naïve", mais elle recèle un point qui mérite d'être étudié. Cela se rapporte à la vision admirative que l'on porte encore aujourd'hui à "l'intelligence artificielle". Peu semblent avoit décelé quel véritable fléau se cache derrière, et quel est son potentiel destructeur sur l'être humain lui-même.
Pour rester dans le cadre de l'exercice de la musique, et particulièrement celui de la création musicale, déléguer à un algorithme le soin de décider ce qui, spécifiquement, dépend de la créativité personnelle, de l'expression "de l'âme" pour employer des grands mots; cela revient à abdiquer toute volonté d'ordre spirituel. Même si, en apparence, cela se passe à la marge, et n'est vu que comme une aide, un soutien sur le plan formel.
De mon point de vue, associer l'I.A. à une démarche d'expression personnelle, c'est renoncer à ce qui, précisément, en fait une obligation d'effort à multiples niveaux (audition, finesse de perception, goût, connaissances), qui seul peut s'avérer positif pour l'évolution individuelle.
Mieux vaut la maladresse (qui, avec du travail et un apprentissage soutenu, pourra être corrigée) que le lissage artificiel fourni par ce qui ne serait qu'une prothèse mentale.
Bon travail ! -
@Arnaud
Les octaves consécutives sont acceptées justement si elles constituent une cadence parfaite. Voir par exemple le final de la Polonaise n°6 de Chopin. -
Bonjour,
Dans l'exercice C de B_5, la soprane finit par Sol-Do, ce qui interdit à la basse de faire de même sous peine d'octaves consécutives. Mais alors, comment faire une cadence parfaite ? Je me doute bien qu'ici, une exception rentre en jeu mais je n'arrive pas bien à en cerner les règles et la logique. Vous est-il possible de m'éclairer ?
Une autre question : peut-on finir sur une octave entre deux voix par mouvement direct ? (C'est toujours ce problème de la cadence parfaite qui oblige la basse au V-I)
Merci,
Arnaud
Justement, voici le seul cas où aucune autre bonne solution n'existe que... les octaves consécutives.
On admet qu'une cadence parfaite terminant une section présente ces octaves, car elles sont hautement conclusives. La basse ne peut être modifiée, tout renversement atténuerait l'effet de cadence parfaite ; il ne reste que les octaves consécutives, moindre mal.
Ici elle prennent un tout autre sens que deux notes en cours de phrase qui se trouveraient renforcées inopinément par ce redoublement...
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